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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
DE L’EEO QVENCE.DE L’ÉEO ÉECE.
de la pesreotron de Peroqueinee pas eede la péréotron de Peroqueinee pas ée
que l’ oraison, non plus que le corps huque l’oraison, non plus que le corps humain,
main, n' est pas en sa beauté lors que leshumain, n’est pas en sa beauté lorsque les
Veines paroissent sur le cuir, & que les osVeines paraissent sur le cuir, et que les os
percent la peau; mais quand le sang bon
& temperé remplit les membres, releueet tempéré remplit les membres, releve
les muscles, & couure les nerfs d’ vne coules muscles, et couvre les nerfs d’une couleur
leur vermeille, qui leur donne de la gracouleur vermeille, qui leur donne de la grâce
ce & de l’ ornement.Ie ne veux pas pargrâce et de l’ornement. Je ne veux pas parler
ler contre Corumus, dautant qu’ il n’ a pasparler contre Corumus, dautant qu’il n’a pas
tenu à luy que ses actions oratoires n’ atenu à lui que ses actions oratoires n’aient
yent paru auec nostre gayeté & nostren’aient paru avec notre gayété et notre
politesse.Et de fait, nous voyonsjusques
à quel point, par la bonté de son jugeà quel point, par la bonté de son jugement,
ment, il a poussé la force de son esprit; &jugement, il a poussé la force de son esprit; et
le he doubte point qu’ auec ces aduantale he doute point qu’avec ces avantages
ges il ne fût paruenu à la splendeur deavantages il ne fût parvenu à la splendeur de
nostre cloquence, s’ il eust vécu en nostreotre cloquence, s’il eût vécu en notre
siecle.Ie viens à Ciceron, qui a eu auecsiècle. Je viens à Ciceron, qui a eu avec
ceux de son temps le méme different queceux de son temps le même différent que
ay auec vous.Car ils admiroient les anai avec vous. Car ils admiraient les anciens;
ciens; & quant à luy, il faisoit plus d’ éanciens; et quant à lui, il faisait plus d’état
tat de la forme de l’ eloquence qui alorsd’état de la forme de l’éloquence qui alors
que l’ oraison, non plus que le corps huque l’oraison, non plus que le corps humain,
main, n' est pas en sa beauté lors que leshumain, n’est pas en sa beauté lorsque les
Veines paroissent sur le cuir, & que les osVeines paraissent sur le cuir, et que les os
percent la peau; mais quand le sang bon
& temperé remplit les membres, releueet tempéré remplit les membres, releve
les muscles, & couure les nerfs d’ vne coules muscles, et couvre les nerfs d’une couleur
leur vermeille, qui leur donne de la gracouleur vermeille, qui leur donne de la grâce
ce & de l’ ornement.Ie ne veux pas pargrâce et de l’ornement. Je ne veux pas parler
ler contre Corumus, dautant qu’ il n’ a pasparler contre Corumus, dautant qu’il n’a pas
tenu à luy que ses actions oratoires n’ atenu à lui que ses actions oratoires n’aient
yent paru auec nostre gayeté & nostren’aient paru avec notre gayété et notre
politesse.Et de fait, nous voyonsjusques
à quel point, par la bonté de son jugeà quel point, par la bonté de son jugement,
ment, il a poussé la force de son esprit; &jugement, il a poussé la force de son esprit; et
le he doubte point qu’ auec ces aduantale he doute point qu’avec ces avantages
ges il ne fût paruenu à la splendeur deavantages il ne fût parvenu à la splendeur de
nostre cloquence, s’ il eust vécu en nostreotre cloquence, s’il eût vécu en notre
siecle.Ie viens à Ciceron, qui a eu auecsiècle. Je viens à Ciceron, qui a eu avec
ceux de son temps le méme different queceux de son temps le même différent que
ay auec vous.Car ils admiroient les anai avec vous. Car ils admiraient les anciens;
ciens; & quant à luy, il faisoit plus d’ éanciens; et quant à lui, il faisait plus d’état
tat de la forme de l’ eloquence qui alorsd’état de la forme de l’éloquence qui alors
