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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
DE LELOQVENCE.DE LELOQUENCE.
V6te petreettca eoileiiiaeierest ies pot.V6te pénétrettca éoiloiléiiaiaeest jes pot.
tes, & en maccusant d’ auoir quitté l’ extes, et en maccusant d’avoir quitté l’exercice
ercice de la plaidoyerie, vous m’ obligésl’exercice de la plaidoyerie, vous m’obligés
de prendre tous les jours la deffense de lade prendre tous les jours la défense de la
poësie.C’ est pourquoy ie suis bien aisepoesie. C’est pourquoi je suis bien aise
que nous ayons treuué vn juge qui meque nous ayons trouvé un juge qui me
deffende de faire des vers à l’ aduenir, oùdéfende de faire des vers à l’avenir, où
plustost qui par son authorité me face replutôt qui par son autorité me face résoudre,
soudre, comme ie desire il y a longrésoudre, comme je désire il y a longtemps,
temps, à laisser l’ éxercice labourieux dulongtemps, à laisser l’éxercice labourieux du
barreau, ou jay assez longuement trabarreau, ou jai assez longuement travaillé,
uaillé, pour suiure cette partie plus sainctetravailllé, pour suivre cette partie plus sainte
& plus auguste de l’ eloquence.De moy,et plus auguste de l’éloquence. De moi,
dit Secundus, auant qu’ Aper me recuse, iedit Secundus, avant qu’Aper me recuse, je
veux m’ acquiter du deuoir des bons &veux m’acquiter du devoir des bons et
modestes juges, qui ont accoustumé demodestes juges, qui ont accoutumé de
se deporter de la cognoissance d’ vne afse déporter de la connaissance d’une affaire,
faire, lors qu’ ils sont engagez d' affectionaffaire, lorsqu’ils sont engages d’affection
auec l’ vne des parties.Tout le mondeavec l’une des parties. Tout le monde
sçait qu’ il n’ y a personne que j’ honoresait qu’il n’y a personne que j’honore
dauantage que Saleius Bassus, qui est vndavantage que Saleius Bassus, qui est un
fort homme de bien, & vn poete tresfort homme de bien, et un poète trèsaccompli,
accomply, & que nous viuons en vne par ¬trèsaccompli, et que nous vives en une paraître
tes, & en maccusant d’ auoir quitté l’ extes, et en maccusant d’avoir quitté l’exercice
ercice de la plaidoyerie, vous m’ obligésl’exercice de la plaidoyerie, vous m’obligés
de prendre tous les jours la deffense de lade prendre tous les jours la défense de la
poësie.C’ est pourquoy ie suis bien aisepoesie. C’est pourquoi je suis bien aise
que nous ayons treuué vn juge qui meque nous ayons trouvé un juge qui me
deffende de faire des vers à l’ aduenir, oùdéfende de faire des vers à l’avenir, où
plustost qui par son authorité me face replutôt qui par son autorité me face résoudre,
soudre, comme ie desire il y a longrésoudre, comme je désire il y a longtemps,
temps, à laisser l’ éxercice labourieux dulongtemps, à laisser l’éxercice labourieux du
barreau, ou jay assez longuement trabarreau, ou jai assez longuement travaillé,
uaillé, pour suiure cette partie plus sainctetravailllé, pour suivre cette partie plus sainte
& plus auguste de l’ eloquence.De moy,et plus auguste de l’éloquence. De moi,
dit Secundus, auant qu’ Aper me recuse, iedit Secundus, avant qu’Aper me recuse, je
veux m’ acquiter du deuoir des bons &veux m’acquiter du devoir des bons et
modestes juges, qui ont accoustumé demodestes juges, qui ont accoutumé de
se deporter de la cognoissance d’ vne afse déporter de la connaissance d’une affaire,
faire, lors qu’ ils sont engagez d' affectionaffaire, lorsqu’ils sont engages d’affection
auec l’ vne des parties.Tout le mondeavec l’une des parties. Tout le monde
sçait qu’ il n’ y a personne que j’ honoresait qu’il n’y a personne que j’honore
dauantage que Saleius Bassus, qui est vndavantage que Saleius Bassus, qui est un
fort homme de bien, & vn poete tresfort homme de bien, et un poète trèsaccompli,
accomply, & que nous viuons en vne par ¬trèsaccompli, et que nous vives en une paraître
