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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
DE DNCORRVPPIPONDE DNCORRVPPPPON
treuue grand nombre ou lon a besoingtrouve grand nombre ou lon a besoing
de ces autres sçiences.Or c’ eft, à mon adde ces autres sçiences. Or c’eft, à mon avis,
uis, vné mauuaise réponfe, de dire qu’ ilavis, uné mauvaise réponfe, de dire qu’il
suffit à l’ Orateur d’ apprendre ce que lessuffit à l’Orateur d’apprendre ce que les
autres arts ont de propre à son sujet, àautres arts ont de propre à son sujet, à
mesure qu’ il en a affaire.Car premierc:
ment, nous nous seruons bien d’ vne auEst, nous nous servons bien d’une autre
tre façon de ce qqui est à nous, que de ceautre façon de ce lui est à nous, que de ce
que nous empruntons; & lors que quelque nous empruntons; et lorsque quelqu’un
qu' vn parle en public, l’ on recognoit aiquelqu’un parle en public, l’on reconnait aisément
sément de la difference entre les chofesaisément de la différence entre les chofes
qui sont à luy, & celles - qu’ on luy a prequi sont à lui, et celles-qu’on lui a prêtées,
stées, & qui ne luy appartiennent pas.prêtées, et qui ne lui appartiennent pas.
D’ ailleurs, la cognoissance vniuerselle desD’ailleurs, la connaissance universelle des
arts & des sçienees nous donne de l' orarts et des sçieneses nous donne de l’ornement,
nement, & fait éclater en nos discours sal’ornement, et fait éclater en nos discours sa
richesse & son excellence, lors que nousrichesse et son excellence, lorsque nous
y pensons le moins; & cette beauté pay pensons le moins; et cette beauté paraît
roît aux yeux du dòcte & judicieux auparaît aux yeux du d releventecte et judicieux auditeur,
diteur, & du vulgaire méme.D’ où vientauditeur, et du vulgaire même. D’où vient
que l’ vn & l’ autre, aprés auoir entenduque l’un et l’autre, après avoir entendu
vn aduocat, ouure aufsi - tost la boucheun avocat, ouvre aussitôt la bouche
pour luy donner les loüanges qui luy sontpour lui donner les louanges qui lui sont
de ces autres sçiences.Or c’ eft, à mon adde ces autres sçiences. Or c’eft, à mon avis,
uis, vné mauuaise réponfe, de dire qu’ ilavis, uné mauvaise réponfe, de dire qu’il
suffit à l’ Orateur d’ apprendre ce que lessuffit à l’Orateur d’apprendre ce que les
autres arts ont de propre à son sujet, àautres arts ont de propre à son sujet, à
mesure qu’ il en a affaire.Car premierc:
ment, nous nous seruons bien d’ vne auEst, nous nous servons bien d’une autre
tre façon de ce qqui est à nous, que de ceautre façon de ce lui est à nous, que de ce
que nous empruntons; & lors que quelque nous empruntons; et lorsque quelqu’un
qu' vn parle en public, l’ on recognoit aiquelqu’un parle en public, l’on reconnait aisément
sément de la difference entre les chofesaisément de la différence entre les chofes
qui sont à luy, & celles - qu’ on luy a prequi sont à lui, et celles-qu’on lui a prêtées,
stées, & qui ne luy appartiennent pas.prêtées, et qui ne lui appartiennent pas.
D’ ailleurs, la cognoissance vniuerselle desD’ailleurs, la connaissance universelle des
arts & des sçienees nous donne de l' orarts et des sçieneses nous donne de l’ornement,
nement, & fait éclater en nos discours sal’ornement, et fait éclater en nos discours sa
richesse & son excellence, lors que nousrichesse et son excellence, lorsque nous
y pensons le moins; & cette beauté pay pensons le moins; et cette beauté paraît
roît aux yeux du dòcte & judicieux auparaît aux yeux du d releventecte et judicieux auditeur,
diteur, & du vulgaire méme.D’ où vientauditeur, et du vulgaire même. D’où vient
que l’ vn & l’ autre, aprés auoir entenduque l’un et l’autre, après avoir entendu
vn aduocat, ouure aufsi - tost la boucheun avocat, ouvre aussitôt la bouche
pour luy donner les loüanges qui luy sontpour lui donner les louanges qui lui sont
