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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
62 DE LA CORRVPTTOR
quo veda hodo auen ialtr. 8ar naus hequoveda hodo auen ialtr. 8ar naus he
desirons pas que vous entrepreniez la defdésirons pas que vous entrepreniez la défense
fense des anciens, & quelque loüangedéfense des anciens, et quelque louange
qu’ Aper nous ait donnée, il ny a pas vnqu’Aper nous ait donnée, il ni a pas un
de nous qui se veüille comparer à ceuxde nous qui se veuille comparer à ceux
qu’ il a attaquez; & luy méme ne croit pasqu’il a attaquez; et lui même ne croit pas
ce qu’ il a voulu nous persuader, mais, suice qu’il a voulu nous persuader, mais, suivant
uant la forme ancienne que vos Philosuivant la forme ancienne que vos Philosophes
sophes pratiquoient autrefois, il a pris laPhilosophes pratiquaient autrefois, il a pris la
charge de contredire.Ne vous amusezcharge de contredire. Ne vous amusés
donc pas à nous loüer les anciens, cardonc pas à nous louer les anciens, car
leur renommée leur donne assez de loüleur renommée leur donne assez de louanges,
anges, mais dites nous d’ où vient quelouanges, mais dites nous d’où vient que
nous sommes tant reculez de la digniténous sommes tant reculez de la dignité
de leur eloquence, veu que par la suppude leur éloquence, vu que par la supputation
tation des temps il n’ y a que six vingtssupputation des temps il n’y a que six vingts
ans dépuis la mort de Ciceron jusques aans depuis la mort de Cicéron jusqu’à
nous.Ie suiuray la forme que vous menous. Je suivrai la forme que vous me
prescriuez, dit alors Messalla à Maternus,prescrivez, dit alors Messalla à Maténus,
car ie ne croy pas estre obligé de demeucar je ne crois pas être obligé de demeurer
rer long temps. à refuter ce qu’ à dit Aper,demeurer longtemps.à refuter ce qu’à dit Aper,
qui premierement s’ est arresté, ce me semqui premièrement s’est arrêté, ce me semble,
ble, à dispurer du nom, soustenant quesemble, à dispurer du nom, soutenant que
desirons pas que vous entrepreniez la defdésirons pas que vous entrepreniez la défense
fense des anciens, & quelque loüangedéfense des anciens, et quelque louange
qu’ Aper nous ait donnée, il ny a pas vnqu’Aper nous ait donnée, il ni a pas un
de nous qui se veüille comparer à ceuxde nous qui se veuille comparer à ceux
qu’ il a attaquez; & luy méme ne croit pasqu’il a attaquez; et lui même ne croit pas
ce qu’ il a voulu nous persuader, mais, suice qu’il a voulu nous persuader, mais, suivant
uant la forme ancienne que vos Philosuivant la forme ancienne que vos Philosophes
sophes pratiquoient autrefois, il a pris laPhilosophes pratiquaient autrefois, il a pris la
charge de contredire.Ne vous amusezcharge de contredire. Ne vous amusés
donc pas à nous loüer les anciens, cardonc pas à nous louer les anciens, car
leur renommée leur donne assez de loüleur renommée leur donne assez de louanges,
anges, mais dites nous d’ où vient quelouanges, mais dites nous d’où vient que
nous sommes tant reculez de la digniténous sommes tant reculez de la dignité
de leur eloquence, veu que par la suppude leur éloquence, vu que par la supputation
tation des temps il n’ y a que six vingtssupputation des temps il n’y a que six vingts
ans dépuis la mort de Ciceron jusques aans depuis la mort de Cicéron jusqu’à
nous.Ie suiuray la forme que vous menous. Je suivrai la forme que vous me
prescriuez, dit alors Messalla à Maternus,prescrivez, dit alors Messalla à Maténus,
car ie ne croy pas estre obligé de demeucar je ne crois pas être obligé de demeurer
rer long temps. à refuter ce qu’ à dit Aper,demeurer longtemps.à refuter ce qu’à dit Aper,
qui premierement s’ est arresté, ce me semqui premièrement s’est arrêté, ce me semble,
ble, à dispurer du nom, soustenant quesemble, à dispurer du nom, soutenant que
