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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 82 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 82
p. 82 — Gallica (BnF)
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prompte ne s’ accorde pas aueeprompte ne s’accorde pas auée
ceste ennuieuse attente, où il faurcette ennuieuse attente, où il faur
que l’ esprit demeure pour recueilque l’esprit demeure pour recueillir
lir le sens d' vne longue periode, quirecueillir le sens d’une longue période, qui
n’ est iamais parfait qu’ la fin, &n’est jamais parfait qu’à la fin, et
dont vne partie se pert bien soudont une partie se perd bien souvent
uent en chemin, le commensouvent en chemin, le commencement
cement s’ oubliant auant que l’ oncommencement s’oubliant avant que l’on
soit au bout.D’ ailleurs on peut
bien remarquer que nostre languebien remarquer que notre langue
S’ y accommode encore moins que
celles des anciés; puis qu’ il se troucelles des anciés; puisqu’il se trouve
ue quelquefois des periodes danstrouve quelquefois des périodes dans
Demosthene & dans Ciceron telDémphène et dans Cicéron tellement
lement perte d’ haleine, qu’ il esttellement à perte d’haleine, qu’il est
sans doute que nous ne les endusans doute que nous ne les endurerions
rerions iamais en pas vn de nosendurerions jamais en pas un de nos
Eseriuains.Celles - là sont sur toutEsérivains. Celles-là sont sur tout
blasmer qui enuelopent plus devnà blâmer qui envelopent plus deun
sens, par ce qu’ elles partagent dasens, par ce qu’elles partagent davantage
uantage nostre esprit, & le metdavantage notre esprit, et le mettent
tent comme au descspoir.Aussimettent comme au descspoir. Aussi