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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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prompte ne s’ accorde pas aueeprompte ne s’accorde pas auée
ceste ennuieuse attente, où il faurcette ennuieuse attente, où il faur
que l’ esprit demeure pour recueilque l’esprit demeure pour recueillir
lir le sens d' vne longue periode, quirecueillir le sens d’une longue période, qui
n’ est iamais parfait qu’ à la fin, &n’est jamais parfait qu’à la fin, et
dont vne partie se pert bien soudont une partie se perd bien souvent
uent en chemin, le commensouvent en chemin, le commencement
cement s’ oubliant auant que l’ oncommencement s’oubliant avant que l’on
soit au bout.D’ ailleurs on peut
bien remarquer que nostre languebien remarquer que notre langue
S’ y accommode encore moins que
celles des anciés; puis qu’ il se troucelles des anciés; puisqu’il se trouve
ue quelquefois des periodes danstrouve quelquefois des périodes dans
Demosthene & dans Ciceron telDémphène et dans Cicéron tellement
lement à perte d’ haleine, qu’ il esttellement à perte d’haleine, qu’il est
sans doute que nous ne les endusans doute que nous ne les endurerions
rerions iamais en pas vn de nosendurerions jamais en pas un de nos
Eseriuains.Celles - là sont sur toutEsérivains. Celles-là sont sur tout
à blasmer qui enuelopent plus devnà blâmer qui envelopent plus deun
sens, par ce qu’ elles partagent dasens, par ce qu’elles partagent davantage
uantage nostre esprit, & le metdavantage notre esprit, et le mettent
tent comme au descspoir.Aussimettent comme au descspoir. Aussi
ceste ennuieuse attente, où il faurcette ennuieuse attente, où il faur
que l’ esprit demeure pour recueilque l’esprit demeure pour recueillir
lir le sens d' vne longue periode, quirecueillir le sens d’une longue période, qui
n’ est iamais parfait qu’ à la fin, &n’est jamais parfait qu’à la fin, et
dont vne partie se pert bien soudont une partie se perd bien souvent
uent en chemin, le commensouvent en chemin, le commencement
cement s’ oubliant auant que l’ oncommencement s’oubliant avant que l’on
soit au bout.D’ ailleurs on peut
bien remarquer que nostre languebien remarquer que notre langue
S’ y accommode encore moins que
celles des anciés; puis qu’ il se troucelles des anciés; puisqu’il se trouve
ue quelquefois des periodes danstrouve quelquefois des périodes dans
Demosthene & dans Ciceron telDémphène et dans Cicéron tellement
lement à perte d’ haleine, qu’ il esttellement à perte d’haleine, qu’il est
sans doute que nous ne les endusans doute que nous ne les endurerions
rerions iamais en pas vn de nosendurerions jamais en pas un de nos
Eseriuains.Celles - là sont sur toutEsérivains. Celles-là sont sur tout
à blasmer qui enuelopent plus devnà blâmer qui envelopent plus deun
sens, par ce qu’ elles partagent dasens, par ce qu’elles partagent davantage
uantage nostre esprit, & le metdavantage notre esprit, et le mettent
tent comme au descspoir.Aussimettent comme au descspoir. Aussi
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