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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 223 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 223
p. 223 — Gallica (BnF)
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naturel, & d’ acquis, pour former lenaturel, et d’acquis, pour former le
corps d’ vne Rhetorique entiere,corps d’une Rhétorique entière,
ne le facent quand il leur plaira aune le fassent quand il leur plaira au
profit & la gloire de nostre Naprofit et à la gloire de notre Nation.
tion.Auguste écriuit en riant aNation. Auguste écriuit en riant à
Suet. in Horace, que les petits liures dontSuet. in Horace, que les petits livres dont
viIa. il lui faisoit present, témoignoientviIa. il lui faisait présent, témoignaient
assez qu’ il auoit peur d’ en faire deassez qu’il avait peur d’en faire de
plus grands qu’ il n’ estoit.C' eplus grands qu’il n’était. C’étaient
stoient des terhnes de gausserie d’ vnC’étaient des terhnes de gausserie d’un
Empereur, surda petite taille d’ vnEmpereur, surda petite taille d’un
Poëte qu’ il honoroit de ses bonnesPoète qu’il honorait de ses bonnes
graces.Ien tire pourtant vne legrâces. Jen tire pourtant une lecon
con serieuse, qui m’ apprent qu’ elecon sérieuse, qui m’apprent qu’étant
stant petit en toutes façons, maisqu’étant petit en toutes façons, mais
principalemeht en suffisance, ilprincipaleme en suffisance, il
n' est pas propos que ie me charn’est pas à propos que je me charge
ge de grands trauaus.Que s’ il y encharge de grands travaux. Que s’il y en
a qui trouuent que ie n’ ai pas laisséà qui trouvent que je n’ai pas laissé
d’ entreprendfe beaucoup au delàd’entreprendfe beaucoup au delà
de mes forces, & que i’ ai esté tropde mes forces, et que j’ai été trop
temeraire de parler d’ vne facultétéméraire de parler d’une faculté