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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 146 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 146
p. 146 — Gallica (BnF)
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vne infinité d’ autres au dessous, quiune infinité d’autres au dessous, qui
condamnent effrontément, par lacondamnent effrontément, par la
1airon que ous venons de Papor1airon que ous venons de Paporter,
ter, tout ce qui excede leurs forces.Paporter, tout ce qui excède leurs forces.
Ce sont les mesmes qui donnent duCe sont les mêmes qui donnent du
credit autant qu’ ils peuuent auscredit autant qu’ils peuvent aus
ouurages que nous blasmons, pourouvrages que nous blâmons, pour
n’ auoir rien de solide.Et commen’avoir rien de solide. Et comme
Vne multitude peut beaucoup,Une multitude peut beaucoup,
principalement quand elle iointprincipalement quand elle joint
l’ artifice la force, il ne faut pas s’ el’artifice à la force, il ne faut pas s’étonner
stonner si la cabale des ignorans,s’étonner si la cabale des ignorants,
& le monopole des hommes de peet le monopole des hommes de petit
tit talent, l’ emporte sur ceus dontpetit talent, l’emporte sur ceus dont
ils ne peuuent souffrir le merite.ils ne peuvent souffrir le mérite.
En effet les liures courent leurs deEn effet les livres courent leurs destinées
stinées aussi bien que les hommes;destinées aussi bien que les hommes;
& la vie ou la mort de ces enfanset la vie ou la mort de ces enfants
spirituels n’ est gueres moins haspirituels n’est guère moins hasardeuse
zardeuse que celle des autres.Il yhasardeuse que celle des autres. Il y
en a qui finissent d’ eus - mesmes,en a qui finissent d’eus-mêmes,
comme n' aiant rien de bon qui lescomme n’aiant rien de bon qui les