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GrandSiècle
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Lettres touchant... la langue françoise

LIV0019 · page 107 / 129 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 107
p. 107 — Gallica (BnF)
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l’ Eloquence Françoise de ce temps.L’éloquence Française de ce temps.
Permettez moy seulement d’ y adPermettez moi seulement d’y ajouter
iouster quelques passages du plusajouter quelques passages du plus
grand Rheteur qui ait enseignégrand Rhéteur qui ait enseigné
dans Rome l’ art de bien parler &dans Rome l’art de bien parler et
de bien escrire, afin de faire auouërde bien écrire, afin de faire avouer
aux plus obstinez que le trop grand
soin des paroles, pour ne pas dire
des syllabes, tel qu’ on nous le veut
faire prendre, a plustost esté tenufaire prendre, a plutôt été tenu
pour vn vice que pour vne perfepour un vice que pour une perfetion.
tion.Il se moque en vn lieu deperfetion. Il se moque en un lieu de
c eux quibus nullus finis calumniandi
est, & cum singulis pene syllabis com
morandi. Il asseure ailleurs qu’ il n’ y
a rien de plus bas, de plus digneà rien de plus bas, de plus digne
de mespris, ny de plus contrairede mépris, ni de plus contraire
aux nobles fonctions de l’ esprit,
que cette occupati on. Nam id tum
miseri, tum in minimis occupati est.
Neque enim qui se totum in hac cura