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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
II0 DE LA CGRRVPTION
Le quf hert Point iasoalee proddn quel.terLe quf hért Point jasoalée proddn quel.
quefois des fleurs qui sont fort agreables.quefois des fleurs qui sont fort agréables.
Toutesfois la republique n’ a pas tant deToutefois la république n’a pas tant déféré
feré à l’ eloquence des Gracches, qu’ elledéferé à l’éloquence des Gracches, qu’elle
ait voulu en sa consideration souffrirait voulu en sa considération souffrir
l’ establissement de leurs loix feditieuses;l’établissement de leurs lois féditieuses;
& quelque affection que les anciens Oraet quelque affection que les anciens Orateurs
teurs ayent portée à cette forme excellenOrateurs aient portée à cette forme excellente
te de l’ oraison, ils eussent plustost choisiexcellente de l’oraison, ils eussent plutôt choisi
de perdre tout ce qu’ ils auoient acquisde perdre tout ce qu’ils avaient acquis
de gloire & de credit, que de s’ exposerde gloire et de credit, que de s’exposer
par son moyen à vne fn tragique &par son moyen à une fn tragique et
déplorable, comme a fait Ciceron.Or àdéplorable, comme a fait Ciceron. Or à
la verité il ne reste aucune image de cetla vérité il ne reste aucune image de cette
te ancienne licence dans nostre barreau,cette ancienne licence dans notre barreau,
& toutesfois ce que nous y voyons faitet toutefois ce que nous y voyons fait
paroître que la corruption des mœursparaître que la corruption des mœurs
est aussi grande en cet Estat qu’ elle a iaest aussi grande en cet État qu’elle a jamais
mais esté, & qu’ il est impossible d’ y voirjamais été, et qu’il est impossible d’y voir
vne bonne discipline establie selon lesune bonne discipline établie selon les
vœux des gens de bien.Car il ny a quevœux des gens de bien. Car il ni a que
de pauures miserables, ou des criminels,de pauvres misérables, ou des criminels,
qui implorent nostre protection; il nequi implorent notre protection; il ne
quefois des fleurs qui sont fort agreables.quefois des fleurs qui sont fort agréables.
Toutesfois la republique n’ a pas tant deToutefois la république n’a pas tant déféré
feré à l’ eloquence des Gracches, qu’ elledéferé à l’éloquence des Gracches, qu’elle
ait voulu en sa consideration souffrirait voulu en sa considération souffrir
l’ establissement de leurs loix feditieuses;l’établissement de leurs lois féditieuses;
& quelque affection que les anciens Oraet quelque affection que les anciens Orateurs
teurs ayent portée à cette forme excellenOrateurs aient portée à cette forme excellente
te de l’ oraison, ils eussent plustost choisiexcellente de l’oraison, ils eussent plutôt choisi
de perdre tout ce qu’ ils auoient acquisde perdre tout ce qu’ils avaient acquis
de gloire & de credit, que de s’ exposerde gloire et de credit, que de s’exposer
par son moyen à vne fn tragique &par son moyen à une fn tragique et
déplorable, comme a fait Ciceron.Or àdéplorable, comme a fait Ciceron. Or à
la verité il ne reste aucune image de cetla vérité il ne reste aucune image de cette
te ancienne licence dans nostre barreau,cette ancienne licence dans notre barreau,
& toutesfois ce que nous y voyons faitet toutefois ce que nous y voyons fait
paroître que la corruption des mœursparaître que la corruption des mœurs
est aussi grande en cet Estat qu’ elle a iaest aussi grande en cet État qu’elle a jamais
mais esté, & qu’ il est impossible d’ y voirjamais été, et qu’il est impossible d’y voir
vne bonne discipline establie selon lesune bonne discipline établie selon les
vœux des gens de bien.Car il ny a quevœux des gens de bien. Car il ni a que
de pauures miserables, ou des criminels,de pauvres misérables, ou des criminels,
qui implorent nostre protection; il nequi implorent notre protection; il ne
