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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
104 DE LACORRVPTTON1 élevé DE LACORRVPTTON
quelles ont esté composées par cet Oralesquelles ont été composées par cet Orateur
teur pour estre plaidées deuant eux; maisOrateur pour être plaidées devant eux; mais
ces actions, n’ ont este faites que sur leces actions, n’ont éte faites que sur le
milieu de l’ Empire d’ Auguste, en vn tempsmilieu de l’Empire d’Auguste,en un temps
auquel les douceurs d’ vne longue pax,auquel les douceurs d’une longue pax,
les charmes d’ vne oisiueté continue quiles charmes d’une oisiveté continue qui
s’ estoit glissée dans les esprits du peuple,s’était glissée dans les esprits du peuple,
l' heureuse tranquilité dont le Senat joüisl’heureuse tranquillité dont le Sénat jouirssait,
soit, & la discipline d’ vn excellent PrinJousait, et la discipline d’un excellent Prince
ce auoit appaisé aucc tous les troublesPrince avait apaisé aucc tous les troubles
de l’ Estat les torrens impetueux de l’ ede l’État les torrents impétueux de l’éloquence.
loquence.Ie m’ imagine bien que ce queL’éloquence. Je m’imagine bien que ce que
1e vais dire semblera ridicule, & de peu1e vais dire semblera ridicule, et de peu
d’ importance; ie veux pourtant que celad’importance; je veux pourtant que cela
m' échappe, quand ce ne seroit que pourm’échappe, quand ce ne serait que pour
donner sujet de rire.Combien pensésdonner sujet de rire. Combien pensésvotus
votus que ces grosses robbes dont nouspensésvotus que ces grosses robes dont nousnous
nous habillons, & dans lesquelles, s’ il fautnousnous habillons, et dans lesquelles, s’il faut
ainsi parler, nous nous enfermons pour
discourir deuant des jges, ont appordiscourir devant des jges, ont apporté
té de bassesse à l’ eloquence?Combienapporté de bassesse à l’éloquence? Combien
croyez vous que ces parquets & ces barcroyez vous que ces parquets et ces barreaux,
reaux, sur lesquels lon plaide maintenant:barreaux, sur lesquels lon plaide maintenant:
teur pour estre plaidées deuant eux; maisOrateur pour être plaidées devant eux; mais
ces actions, n’ ont este faites que sur leces actions, n’ont éte faites que sur le
milieu de l’ Empire d’ Auguste, en vn tempsmilieu de l’Empire d’Auguste,en un temps
auquel les douceurs d’ vne longue pax,auquel les douceurs d’une longue pax,
les charmes d’ vne oisiueté continue quiles charmes d’une oisiveté continue qui
s’ estoit glissée dans les esprits du peuple,s’était glissée dans les esprits du peuple,
l' heureuse tranquilité dont le Senat joüisl’heureuse tranquillité dont le Sénat jouirssait,
soit, & la discipline d’ vn excellent PrinJousait, et la discipline d’un excellent Prince
ce auoit appaisé aucc tous les troublesPrince avait apaisé aucc tous les troubles
de l’ Estat les torrens impetueux de l’ ede l’État les torrents impétueux de l’éloquence.
loquence.Ie m’ imagine bien que ce queL’éloquence. Je m’imagine bien que ce que
1e vais dire semblera ridicule, & de peu1e vais dire semblera ridicule, et de peu
d’ importance; ie veux pourtant que celad’importance; je veux pourtant que cela
m' échappe, quand ce ne seroit que pourm’échappe, quand ce ne serait que pour
donner sujet de rire.Combien pensésdonner sujet de rire. Combien pensésvotus
votus que ces grosses robbes dont nouspensésvotus que ces grosses robes dont nousnous
nous habillons, & dans lesquelles, s’ il fautnousnous habillons, et dans lesquelles, s’il faut
ainsi parler, nous nous enfermons pour
discourir deuant des jges, ont appordiscourir devant des jges, ont apporté
té de bassesse à l’ eloquence?Combienapporté de bassesse à l’éloquence? Combien
croyez vous que ces parquets & ces barcroyez vous que ces parquets et ces barreaux,
reaux, sur lesquels lon plaide maintenant:barreaux, sur lesquels lon plaide maintenant:
la plus
